Jimmerdor De Florys et Baptiste Lecomte Moorsele 2008
Source sur www.poneydesport.com
Interview de Pascal Henry, entraîneur national
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Interview de Pascal Henry, entraîneur national
La Revue du Poney de Sport : Il y a un an, vous vouliez créer une esprit équipe de France. On arrive ici, on les voit tous ensemble, on dirait que c'est réussi ?
Pascal Henry : « Je pense aussi. On a beaucoup œuvré à ça l'année dernière, et c'est vrai que le groupe qui était ici est resté très solidaire, très équipe de France. Le résultat est là, car le premier jour dans la grosse poney on est 1er et 2ème, le deuxième jour toujours dans la grosse poney on est 1er, 2ème, 4ème et 6ème, et là on est 2ème et 3ème du Grand-Prix... et je pense que l'état d'esprit y est pour quelque chose, au-delà de la technique. »
LRPS : Par rapport à l'année dernière, vous évoluez plus à l'étranger, ce que vous aviez d'ailleurs planifié l'an passé...
PH : « L'année dernière, il fallait déjà que je fasse un état des lieux. Je suis donc resté en France pour mesurer le système français - que je connaissais très peu - et faire une revue des troupes chez nous, s'entraîner chez nous. Au bout d'un an, j'ai dit qu'on irait plus à l'étranger, parce qu'on serait prêt. On a déjà fait un concours international à Cinzano, où j'ai Camille Pailhus qui est 2ème du Grand-Prix et Robin Mur qui est 6ème du Grand-Prix. Et là pour notre deuxième sortie, on est 2ème et 3ème du Grand-Prix, donc effectivement, ça va pas mal. »
LRPS : Ici c'était un beau Grand-Prix, avec de belles côtes, c'était un tracé recherché. Etiez-vous content de l'épreuve proposée ?
PH : « J'ai félicité le chef de piste, parce que je trouve qu'il était très bien. On avait la refonte du règlement poney en France, où le Grand-Prix se court à présent sur des côtes à 1,30m et non plus sur 1,25m comme l'année passée. Je suis content car quand je vois comme ici, des côtes qui sont entre 1,30m et 1,35m, je pense qu'effectivement en national il faut les mettre sur le 1,30m, pour qu'à l'étranger, ils soient à l'aise sur ces hauteurs. »
LRPS : Au niveau des sélections, vous faites des sélections assez larges, pour donner un peu la chance à tout le monde ?
PH : « Oui justement, voilà. Encore une fois, après un an d'étude des poneys, je suis parti sur le raisonnement suivant : puisque l'international ouvre les portes à 12 ans et les ferme à 16 ans, j'ai raisonné sur deux tranches d'âge, les 12-14 d'un côté et les 14-16 de l'autre. Et j'ai ouvert les portes aux 12-14, et laissé les portes ouvertes aux 14-16. J'ai ainsi deux générations, que je veux conserver ensemble, parce que les petits jeunes ont gagné les épreuves des deux premiers jours, et les « vieux » ont assuré le coup dans le Grand-Prix. Et je suis très content de ça ! »
LRPS : Et quand on voit justement Axel Le Diberder et Helen du Clos qui ont tout gagné jusqu'à présent, et qui ici ont un peu moins bien fait dans le Grand-Prix... comment est-ce que vous aller gérer un couple avec autant de succès en début de saison, pour arriver jusqu'aux Championnats d'Europe ?
PH : « Je ne sais d'abord pas s'il va aller aux Championnats d'Europe, premièrement. Deuxièmement Axel faisait son premier Grand-Prix international à l'étranger et je pense que ça y fait pour beaucoup ; ce n'est pas de la technique, c'est simplement de l'appréhension et de la crainte qui le font monter moins serein. Et justement il faut qu'il continue à apprendre dans les épreuves et prendre en expérience. Alors les Europes seraient à voir. »
LRPS : Comment allez-vous gérer ces couples sur la saison ? Est-ce certains poneys ne risquent pas d'être fatigués en arrivant aux Europes ?
PH : « La mission c'est de démarrer les internationaux, de faire Fontainebleau qui est dans quinze jours. Donc les poneys vont arrêter de courir là pendant une semaine, pour certains d'entre eux, je vais les retrouver en stage à Lamotte-Beuvron, simplement pour entretenir l'esprit d'équipe, pour retravailler les petites bases simples. Après on aura Fontainebleau avec le CSIO qui est quand même un gros morceau pour la France, car Fontainebleau c'est quand même en France et j'aimerais bien qu'on fasse une performance ! C'est le premier cap. Ensuite je vais certainement ralentir un petit peu pour préparer le CSIO de Moorsele - c'est pour ce concours qu'on est venu ici ce week-end - puis il y a Wierden (en Hollande) début juin et Aach (en Allemagne) fin juin. Voilà le planning. Je pense que les enfants ont besoin de faire de la compet', après c'est vrai qu'il faut gérer entre le pas assez et le trop, mais juste ce qu'il faut... et je pense que pendant ce temps, personne n'est dans le rouge. Fontainebleau servira un peu à faire le dispatching pour gérer la fin de saison. »
Pascal Henry : « Je pense aussi. On a beaucoup œuvré à ça l'année dernière, et c'est vrai que le groupe qui était ici est resté très solidaire, très équipe de France. Le résultat est là, car le premier jour dans la grosse poney on est 1er et 2ème, le deuxième jour toujours dans la grosse poney on est 1er, 2ème, 4ème et 6ème, et là on est 2ème et 3ème du Grand-Prix... et je pense que l'état d'esprit y est pour quelque chose, au-delà de la technique. »
LRPS : Par rapport à l'année dernière, vous évoluez plus à l'étranger, ce que vous aviez d'ailleurs planifié l'an passé...
PH : « L'année dernière, il fallait déjà que je fasse un état des lieux. Je suis donc resté en France pour mesurer le système français - que je connaissais très peu - et faire une revue des troupes chez nous, s'entraîner chez nous. Au bout d'un an, j'ai dit qu'on irait plus à l'étranger, parce qu'on serait prêt. On a déjà fait un concours international à Cinzano, où j'ai Camille Pailhus qui est 2ème du Grand-Prix et Robin Mur qui est 6ème du Grand-Prix. Et là pour notre deuxième sortie, on est 2ème et 3ème du Grand-Prix, donc effectivement, ça va pas mal. »
LRPS : Ici c'était un beau Grand-Prix, avec de belles côtes, c'était un tracé recherché. Etiez-vous content de l'épreuve proposée ?
PH : « J'ai félicité le chef de piste, parce que je trouve qu'il était très bien. On avait la refonte du règlement poney en France, où le Grand-Prix se court à présent sur des côtes à 1,30m et non plus sur 1,25m comme l'année passée. Je suis content car quand je vois comme ici, des côtes qui sont entre 1,30m et 1,35m, je pense qu'effectivement en national il faut les mettre sur le 1,30m, pour qu'à l'étranger, ils soient à l'aise sur ces hauteurs. »
LRPS : Au niveau des sélections, vous faites des sélections assez larges, pour donner un peu la chance à tout le monde ?
PH : « Oui justement, voilà. Encore une fois, après un an d'étude des poneys, je suis parti sur le raisonnement suivant : puisque l'international ouvre les portes à 12 ans et les ferme à 16 ans, j'ai raisonné sur deux tranches d'âge, les 12-14 d'un côté et les 14-16 de l'autre. Et j'ai ouvert les portes aux 12-14, et laissé les portes ouvertes aux 14-16. J'ai ainsi deux générations, que je veux conserver ensemble, parce que les petits jeunes ont gagné les épreuves des deux premiers jours, et les « vieux » ont assuré le coup dans le Grand-Prix. Et je suis très content de ça ! »
LRPS : Et quand on voit justement Axel Le Diberder et Helen du Clos qui ont tout gagné jusqu'à présent, et qui ici ont un peu moins bien fait dans le Grand-Prix... comment est-ce que vous aller gérer un couple avec autant de succès en début de saison, pour arriver jusqu'aux Championnats d'Europe ?
PH : « Je ne sais d'abord pas s'il va aller aux Championnats d'Europe, premièrement. Deuxièmement Axel faisait son premier Grand-Prix international à l'étranger et je pense que ça y fait pour beaucoup ; ce n'est pas de la technique, c'est simplement de l'appréhension et de la crainte qui le font monter moins serein. Et justement il faut qu'il continue à apprendre dans les épreuves et prendre en expérience. Alors les Europes seraient à voir. »
LRPS : Comment allez-vous gérer ces couples sur la saison ? Est-ce certains poneys ne risquent pas d'être fatigués en arrivant aux Europes ?
PH : « La mission c'est de démarrer les internationaux, de faire Fontainebleau qui est dans quinze jours. Donc les poneys vont arrêter de courir là pendant une semaine, pour certains d'entre eux, je vais les retrouver en stage à Lamotte-Beuvron, simplement pour entretenir l'esprit d'équipe, pour retravailler les petites bases simples. Après on aura Fontainebleau avec le CSIO qui est quand même un gros morceau pour la France, car Fontainebleau c'est quand même en France et j'aimerais bien qu'on fasse une performance ! C'est le premier cap. Ensuite je vais certainement ralentir un petit peu pour préparer le CSIO de Moorsele - c'est pour ce concours qu'on est venu ici ce week-end - puis il y a Wierden (en Hollande) début juin et Aach (en Allemagne) fin juin. Voilà le planning. Je pense que les enfants ont besoin de faire de la compet', après c'est vrai qu'il faut gérer entre le pas assez et le trop, mais juste ce qu'il faut... et je pense que pendant ce temps, personne n'est dans le rouge. Fontainebleau servira un peu à faire le dispatching pour gérer la fin de saison. »
